Quatre administrations françaises ont reconnu des intrusions cet été, de l’ANTS à la DGFiP. Dans presque tous les cas, l’attaquant est entré par un compte légitime usurpé. Analyse du retard français sur NIS 2 et REC, et des deux chantiers de résilience qui n’attendent aucune loi.
Une cyberattaque majeure ne donne pas de signe avant-coureur. Elle commence souvent par une anomalie discrète, détectée trop tard. Ce qui fait la différence entre une crise maîtrisée et une crise qui dégénère, ce n’est pas la technologie — c’est la capacité de l’organisation à activer au bon moment une cellule de crise structurée, à décider vite et à tenir dans la durée.