Formation intra-entreprise · conformité NIS 2

Formation Gestion de crise NIS 2

Préparer les dirigeants et les équipes aux obligations de la directive


Une formation bâtie sur votre dispositif de crise existant, qui traite l’incident cyber depuis sa qualification jusqu’à la notification à l’autorité et à la parole publique, et qui répond à l’obligation de formation posée par l’article 20 de la directive.

  • Format100 % intra-entreprise
  • PublicDirigeants, cellule de crise, filière SI
  • LieuDans vos locaux ou à distance
  • DatesSelon vos disponibilités
  • LanguesFrançais, anglais

Une obligation, pas une option

L’article 20 impose aux membres des organes de direction de suivre une formation à la cybersécurité et demande aux entités d’en proposer une équivalente à leurs équipes.

L’horloge de la notification

Vingt-quatre heures pour l’alerte précoce, soixante-douze pour la notification, un mois pour le rapport final. Ces délais se jouent au moment où tout le monde est occupé ailleurs.

Une mise en situation réelle

La session se termine par un scénario cyber joué avec votre cellule de crise, puis par un retour d’expérience qui alimente directement votre plan d’action.

Une formation adossée à votre dispositif, pas à un modèle générique

Vos documents comme support

Nous travaillons sur votre plan de gestion de crise, vos annuaires, vos fiches réflexes et vos circuits d’alerte. Les participants repartent en ayant manipulé leurs propres outils, pas ceux d’un cas d’école.

Deux publics, deux registres

Le comité de direction n’a pas besoin du même contenu que la cellule de crise opérationnelle. Nous distinguons la séquence de gouvernance, courte et centrée sur la décision, de la séquence opérationnelle qui descend dans le détail des procédures.

Formation-action

Les apports méthodologiques sont suivis de mises en situation. Le scénario est écrit à partir de votre activité, de votre exposition et de vos dépendances numériques réelles.

Une trace pour votre dossier

Feuille de présence, support horodaté, attestation individuelle et compte rendu d’exercice. De quoi documenter, le jour venu, que l’obligation de formation a été prise au sérieux.

Ce que la directive attend en matière de formation

NIS 2 traite la compétence comme une mesure de sécurité à part entière. Deux articles la rendent opposable.

  • Article 20. Les organes de direction approuvent les mesures de gestion des risques, supervisent leur mise en œuvre et peuvent être tenus responsables des manquements. Ils doivent suivre une formation leur permettant d’identifier les risques et d’évaluer les pratiques de gestion. Les entités sont tenues d’offrir régulièrement une formation comparable à leurs employés.
  • Article 21, mesure de cyberhygiène et de formation. Parmi les dix catégories de mesures minimales figure explicitement la formation à la cybersécurité, au même rang que la sauvegarde ou l’authentification multifacteur.
  • Article 21, mesure de continuité et de gestion de crise. Le dispositif de crise n’est plus une bonne pratique volontaire. Il est attendu, et il devra pouvoir être présenté.
  • Référentiel Cyber France, objectif 15. Le ReCyF publié par l’ANSSI traduit les objectifs de la directive en vingt objectifs de sécurité. Le quinzième porte sur les exercices, tests et entraînements. Il attend au minimum un exercice sur table à une fréquence définie par l’entité, et un programme triennal d’entraînement et d’exercice pour les entités essentielles. L’objectif 14 porte sur la réaction aux crises d’origine cyber.
  • Article 23. Alerte précoce sous vingt-quatre heures, notification circonstanciée sous soixante-douze heures, rapport final sous un mois. Ces échéances supposent des rôles attribués et des trames prêtes avant l’incident.
  • Sanctions. Jusqu’à 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires mondial pour une entité essentielle, 7 millions d’euros ou 1,4 % pour une entité importante.

La directive (UE) 2022/2555 est entrée en vigueur le 16 janvier 2023 et devait être transposée avant le 17 octobre 2024. En France, le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité a été adopté par le Sénat en mars 2025 et poursuit son parcours parlementaire. Il n’était pas promulgué à la fin du mois d’août 2026, et les décrets d’application restent à publier. L’ANSSI a néanmoins publié sur MesServicesCyber le Référentiel Cyber France, dont la version 2.5 est datée du 17 mars 2026 et conserve le statut de document de travail.

Le calendrier glisse, l’exigence ne bouge pas. Les organisations qui forment leurs dirigeants maintenant le feront au calme. Les autres le feront sous contrainte.

Objectifs de la formation

  • Situer les obligations de NIS 2 qui touchent la gestion de crise et comprendre ce qu’elles impliquent concrètement pour votre organisation.
  • Savoir qualifier un incident, décider de son caractère notifiable et tenir les délais de l’article 23.
  • Faire fonctionner une cellule de crise sur un scénario cyber, en environnement dégradé, quand la messagerie et les annuaires ne répondent plus.
  • Articuler la réponse technique, la décision de direction et la communication vers les clients, les salariés et les autorités.
  • Répondre à l’obligation de formation des membres des organes de direction et en conserver la preuve.

Publics concernés

  • Membres du conseil d’administration, du directoire ou du comité de direction, visés par l’article 20.
  • Membres de la cellule de crise décisionnelle et de la cellule opérationnelle.
  • Responsables sécurité des systèmes d’information, directeurs des systèmes d’information, responsables de la continuité d’activité.
  • Responsables conformité, délégués à la protection des données, directions juridique, communication, ressources humaines et achats.

Prérequis

Aucun prérequis technique n’est exigé. Une connaissance du dispositif de crise de votre organisation et de son schéma d’alerte facilite l’appropriation des mises en situation. Lorsque le dispositif est incomplet ou ancien, la formation permet précisément d’en faire apparaître les manques.

Programme

  1. Ouverture et tour de table : ce que NIS 2 change pour votre organisation, à quel titre elle est concernée, ce que les participants ont déjà vécu.
  2. Lecture opérationnelle de l’article 21 : ce que recouvre la mesure de continuité et de gestion de crise au-delà des sauvegardes et des plans de reprise.
  3. Article 20 en pratique : ce qui relève de la décision de direction pendant une crise cyber et ce qui relève de l’expertise, où passe la frontière et comment elle se tient sous pression.
  4. Anatomie des crises cyber : rançongiciel, compromission de messagerie, exfiltration de données, défaillance d’un prestataire numérique. Ce que chacune produit, et en combien de temps.
  5. Alerte et qualification : à partir de quel seuil un incident devient notifiable, qui en décide, sur quels critères, et comment la décision est tracée.
  6. Construire l’horloge de l’article 23 : préparer l’alerte des vingt-quatre heures, la notification des soixante-douze heures et le rapport final, avec les trames et les circuits de validation associés.
  7. Articulation avec les autres régimes de notification : violation de données personnelles et information de l’autorité de protection, obligations sectorielles, obligations contractuelles envers les clients et les assureurs.
  8. La cellule de crise en mode cyber : composition, interfaces avec la filière informatique, le prestataire de réponse à incident et l’assureur, fonctionnement quand les outils habituels sont indisponibles ou suspects.
  9. Communication de crise : cartographie des parties prenantes, éléments de langage, ce qui peut être dit pendant une investigation en cours, gestion des réseaux sociaux et de la pression médiatique.
  10. Mise en situation : exercice sur un scénario bâti à partir de votre activité, avec injections successives et contraintes de temps réelles.
  11. Retour d’expérience et plan d’action : ce qui a tenu, ce qui a manqué, ce qui doit être corrigé dans votre dispositif, par ordre de priorité.

Méthodes pédagogiques

La formation alterne apports méthodologiques, analyses de cas réels et mises en situation. Le scénario d’exercice et les cas pratiques sont écrits à partir de votre secteur, de vos dépendances numériques et de votre organisation de crise.

Un ensemble de supports est remis aux participants : fiche de qualification d’un incident, trame d’alerte précoce, trame de notification circonstanciée, fiches réflexes par rôle, éléments de langage et modèles de communiqués.

Modalités d’évaluation

  • Évaluation des acquis en amont et en aval de la formation.
  • Observation des participants en situation pendant l’exercice.
  • Compte rendu d’exercice remis à la direction, avec les axes d’amélioration identifiés.
  • Attestation de fin de formation, utile pour documenter le respect de l’article 20.

Organisation et accessibilité

  • Format : intra-entreprise, dans vos locaux ou à distance.
  • Durée : adaptée au public visé et au périmètre retenu, de la séquence de gouvernance destinée au comité de direction à la session complète prolongée par un exercice.
  • Dates : fixées selon vos disponibilités.
  • Effectif : sur demande.
  • Délai d’accès : sur demande.
  • Tarif : sur demande.
  • Accessibilité : la formation peut être adaptée aux personnes en situation de handicap. Pour étudier les modalités d’accueil et d’adaptation, contactez-nous.

Ce que nous apportons

La crise comme métier d’origine

Le cabinet accompagne des organisations en gestion de crise depuis 1992. La mesure de continuité et de gestion de crise de l’article 21 est celle que les approches purement techniques traitent le moins bien.

Ni logiciel, ni infogérance

Nous ne vendons ni outil, ni prestation d’exploitation. Ce que la formation met en évidence n’oriente pas vers un catalogue.

Un langage de direction

L’article 20 engage les dirigeants. Les séquences qui leur sont destinées sont construites pour être suivies sans bagage technique, en restant sur le terrain de la décision et de la responsabilité.

Des exercices, pas seulement des diapositives

Un dispositif de crise ne se juge pas sur son classeur. La mise en situation reste le seul moyen fiable de savoir ce qui tiendra le jour où l’incident survient.

Prolonger la démarche

Questions fréquentes

Cette formation suffit-elle à satisfaire l’obligation de l’article 20 ?

La directive impose aux membres des organes de direction de suivre une formation leur permettant d’acquérir des connaissances suffisantes pour identifier les risques et évaluer les pratiques de gestion. Elle ne fixe ni format, ni volume horaire, ni organisme habilité, et les modalités françaises seront précisées par les textes d’application. La session est conçue pour répondre à cette attente et pour en laisser une trace documentée. Nous ne prétendons pas qu’elle vaut certification, une telle certification n’existant pas à ce jour.

Faut-il avoir réalisé un diagnostic d’écart au préalable ?

Non. La formation se tient indépendamment. Lorsqu’un diagnostic a été mené, ses conclusions nourrissent le scénario d’exercice et la session gagne en précision. Dans le cas inverse, la mise en situation fait souvent apparaître les mêmes manques, de façon plus abrupte.

Notre organisation est-elle concernée par NIS 2 ?

Le champ couvre dix-huit secteurs et descend jusqu’aux organisations de taille moyenne, bien au-delà du périmètre de NIS 1. Beaucoup d’entités concernées ne le savent pas encore. La qualification se vérifie sur le secteur, la taille et la nature de l’activité. Nous pouvons la traiter en amont de la formation.

La formation est-elle technique ?

Elle porte sur l’organisation, la décision et la communication, pas sur l’analyse forensique ou la configuration d’équipements. Les participants issus de la filière informatique y trouvent la partie qui leur échappe habituellement : ce qui se passe au-dessus de la salle serveurs pendant qu’ils traitent l’incident.

Peut-on la coupler à un exercice de crise de plus grande ampleur ?

Oui. La mise en situation intégrée à la formation peut être remplacée ou prolongée par un exercice complet, animé sur une durée plus longue, avec observateurs et retour d’expérience formalisé. Cette option se décide au moment du cadrage.

Comment se déroule l’inscription ?

Vous nous transmettez votre besoin par le formulaire ou par téléphone. Nous échangeons sur votre secteur, votre exposition et l’état de votre dispositif, puis nous vous adressons un programme et un devis personnalisés avant de fixer les dates ensemble.

Demander un programme

Décrivez votre organisation, le public à former et l’état de votre dispositif de crise. Un consultant vous recontacte pour cadrer la session.

Demander un programme +33 (0)1 47 33 03 12