La plupart des organisations disposent déjà d'un plan de crise. Peu l'ont confronté à ce que la directive NIS 2 exigera d'elles. Nous reprenons votre dispositif existant et l'alignons sur ces exigences, sans repartir de zéro.
L'article 21 de la directive énumère dix catégories de mesures minimales. La troisième couvre la continuité des activités, la gestion des sauvegardes, la reprise après sinistre et la gestion de crise. L'ANSSI la restitue dans les mêmes termes. Ce n'est donc pas une recommandation de bonne pratique, c'est une obligation au même titre que le chiffrement ou l'authentification multifacteur.
Le dispositif que vous avez construit pour un incendie, un rappel de produit ou un conflit social ne répond pas mécaniquement à ces exigences. NIS 2 introduit une horloge réglementaire, un destinataire imposé, une implication formelle de la direction et une exigence de preuve. Ce sont les quatre points sur lesquels nous constatons le plus d'écarts.
Le Référentiel Cyber France publié par l'ANSSI, le ReCyF, le confirme sans ambiguïté. Sur ses vingt objectifs de sécurité, quatre portent directement sur ce sujet : l'identification et la réaction aux incidents de sécurité, la continuité et la reprise d'activité, la réaction aux crises d'origine cyber, et les exercices, tests et entraînements. Ce dernier objectif attend au minimum un exercice sur table à une fréquence définie par l'entité, et un programme triennal d'entraînement et d'exercice pour les entités essentielles. La version 2.5 du référentiel, datée du 17 mars 2026, demeure un document de travail.
Les six points qui distinguent une cellule de crise conforme d'une cellule de crise seulement expérimentée.
24 heures pour l'alerte précoce, 72 heures pour la notification circonstanciée, un mois pour le rapport final. Ces délais courent pendant la crise, pas après.
La notification se fait auprès de l'autorité nationale compétente, selon un canal et un format définis. Ce n'est pas de la communication de crise, c'est une obligation déclarative.
L'organe de direction approuve les mesures et en supervise la mise en oeuvre. En crise, cela suppose des décisions prises à ce niveau et consignées.
Encore faut-il savoir ce qui constitue un incident important au sens de la directive. Cette décision se prend en quelques heures, sous incertitude, avec des informations partielles.
Une crise déclenchée chez un fournisseur vous concerne. Votre dispositif doit prévoir la remontée d'information et la coordination avec lui.
Journaux, décisions, chronologie. Ce qui n'est pas tracé pendant la crise ne pourra pas être démontré ensuite.
Nous partons de votre dispositif existant et le mettons à l'épreuve, plutôt que d'en écrire un nouveau.
Plans, procédures, annuaires, kit de crise, comptes rendus d'exercices et de crises passées. Nous partons de ce qui existe et de ce qui a déjà servi.
Chaque exigence de la directive touchant la continuité et la crise est confrontée à votre dispositif. Nous produisons la liste des écarts, pas un plan neuf.
Procédures de qualification et de notification, fiches réflexes, annuaire, main courante, articulation avec la chaîne de sécurité des systèmes d'information.
Un exercice sur scénario cyber, joué en conditions réalistes, avec l'horloge réglementaire comme contrainte du jeu.
Formation des membres de la direction, telle que l'article 20 la prévoit, puis maintien en conditions par un rythme d'exercices et de mises à jour.
Remplacer un dispositif éprouvé par un dispositif conforme mais inconnu des équipes est le meilleur moyen de le voir échouer le jour venu.
Un plan de crise ne vaut que par ce qu'il produit sous contrainte. L'exercice n'est pas une option de fin de mission, c'est la preuve que l'alignement tient.
Le cabinet assure une assistance opérationnelle 24h/24. Nous écrivons des dispositifs que nous serions capables d'armer nous-mêmes.
Décrivez votre dispositif actuel et votre secteur. Un consultant vous rappelle pour cadrer l'alignement.
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